Le jumeau numérique, un outil qui arrive
Le jumeau numérique, un outil qui arrive
La visite virtuelle a déjà changé la façon de présenter un bien en ligne. Une nouvelle technologie s’apprête à aller plus loin encore, en modélisant un bâtiment entier avec ses données réelles. Elle reste marginale en Suisse romande aujourd’hui, mais elle mérite qu’on s’y intéresse dès maintenant.
Une réplique digitale d’un bien, pensée pour aller plus loin que la photo
Le jumeau numérique, ou digital twin, commence à faire parler de lui dans l’immobilier suisse, bien au-delà des simples visites virtuelles déjà bien installées sur le marché romand. Il s’agit d’une réplique numérique interactive d’un bâtiment, qui intègre des données réelles sur sa structure, ses installations techniques et parfois même sa consommation énergétique, pour offrir une compréhension du bien qui va bien au-delà de ce qu’une photo ou une vidéo peut montrer à un acheteur potentiel. Dans le secteur de la construction, cette technologie sert déjà à simuler le comportement énergétique d’un bâtiment avant même sa construction, ou à planifier des travaux de rénovation avec une précision inédite sur d’anciens immeubles. Pour un acquéreur, cela pourrait à terme signifier la possibilité de visualiser l’état exact d’une toiture, d’une installation électrique ou d’un système de chauffage sans avoir à multiplier les visites techniques sur place avec différents corps de métier.


Une technologie encore émergente sur le marché romand
Il serait exagéré de dire que le jumeau numérique est aujourd’hui une pratique courante dans l’immobilier résidentiel suisse : son usage reste encore largement concentré sur les grands projets de construction, les immeubles de rendement ou les bâtiments publics, là où l’investissement initial se justifie plus facilement par l’ampleur du projet concerné. Cette technologie devrait probablement changer la façon d’acheter un bien, mais pas immédiatement, et certainement pas de façon uniforme sur l’ensemble du marché romand : elle devrait d’abord s’imposer dans le neuf et les grands projets avant de descendre progressivement vers le marché résidentiel plus classique, à mesure que les coûts de mise en œuvre diminuent avec la démocratisation des outils.








